Le prieuré, magnifique mariage de vieilles pierres et de jeunes roses. Ronsard repose non loin de ses chères roses.

Des parterres de roses blanches ou fuchsia embrassant les vestiges d’une haute église, dont l’une des voûtes encore debout défie les cyprès qui l’encadrent et domine une poignée de bâtiments joliment restaurés: ainsi se dévoile le prieuré de Saint-Cosme à La Riche, près de Tours. L’endroit fut l’une des demeures du poète Pierre de Ronsard. Elle est aussi la dernière, puisque ses restes ont été trouvés là en 1933. Et c’est dans ce magnifique et paisible lieu d’histoire et de littérature que le Club de la presse Val de Loire avait choisi de célébrer ses 20 ans vendredi 12 juin.

Une centaine de personnes, parmi lesquels huit membres du conseil d’administration de l’UCPF, qui devaient se réunir le lendemain matin, ont été accueillis par Théophile Mbaka, président du Club de Val de Loire. En présence du député Jean-Patrick Gille, Claude Roiron, la présidente du Conseil général, hôte et financeur de la réception, a rappelé dans son discours l’importance du rôle des médias dans le bon fonctionnement d’une démocratie. « Si la connaissance et l’information sont à l’origine de la démocratie, elles sont aussi les conditions de sa survie » a-t-elle prévenu. « Le degré de diversité de la presse est un indicateur de la bonne ou de la mauvaise santé de la démocratie » a-t-elle ajouté, citant Voltaire, Plantu ou Noam Chomsky pour étayer ses arguments.

Ceux qui le souhaitaient ont pu ensuite bénéficier d’une visite guidée assurée par le conservateur. Celui-ci a notamment évoqué le chantier important de fouilles et la réhabilitation-extension de la roseraie qui doivent durer plusieurs mois sur le site. Déjà, plusieurs « voisins » de Ronsard ont été repérés et/ou déterrés… À quelques pas de là, la bibliothèque des Amis de Ronsard conserve des oeuvres du poète et de ses amis de la Renaissance, ainsi qu’un ensemble de panneaux retraçant la vie de l’auteur.

Le réfectoire a abrité une centaine de convives pour le dîner de gala.

La centaine d’invités s’est ensuite attablée dans le « réfectoire » pour le dîner de gala. Entre les plats raffinés (macaron de foie gras, noix de veau aux épices et au miel, fraises au poivre chinois notamment, arrosés de Côteaux du Vendômois), Danièle Delespierre, vice-présidente du Club, a raconté les grandes étapes de la vie de l’association, interviewant la plupart de ses anciens présidents, évidemment présents: la genèse, le premier salarié, la rivalité Tours/Orléans…

Le président du Club Val de Loire, Théophile Mbaka.

Après avoir reçu des mains du député Gille une plaque dorée destinée à rendre plus visibles les locaux du Club, le président Mbaka a évoqué l’avenir. Il a affiché « deux ambitions »: « consolider l’existant » et « nous élargir, étendre nos réseaux ». Des « ambitions réalistes, mesurées » pour ce Club revendiquant près de 230 adhérents.
Le repas s’est achevé par une vente aux enchères de photos réalisées par de jeunes Togolais, encadrés par le photographe Philippe Andrieu. Les bénéfices de cette vente sont destinés à financer la scolarité de ces jeunes ainsi qu’un projet pour les mères célibataires. Peut-être que de cette façon, eux aussi pourront se réjouir de fêter leurs 20 ans en pensant à un avenir aux nuances de rose…

Karl Sivatte a offert au Club de Val de Loire la photo qu'il a achetée lors de la vente aux enchères.

Texte et photos: Sébastien Dudonné