Représentants des associations de locataires, représentant de la Métro et du Département et au pupitre, Stéphane Duport-Rosand, président d’Absise.

C’est à l’occasion d’une conférence de presse au Club de la presse, que Stéphane Duport-Rosant, président d’ Absise (association regroupant les bailleurs sociaux de l’Isère), soutenus par les association de locataire, la Métro et le Département lancent un signal d’alarme contre le volet logement de la loi de finance 2018.

Outre la très médiatique annonce de la baisse de 5 euros pour l’ensemble des bénéficiaires des APL(publiques et privé), le gouvernement envisage également, de contraindre les bailleurs sociaux à baisser leurs loyers de 50 à 60 euros mensuels, pour compenser une baisse équivalente d’APL. A savoir que 6,5 millions de ménages français bénéficient des APL, dont 2,2 millions habitant dans le secteur social, pour un coût annuel de 18 milliards d’euros.

Les bailleurs sociaux dénoncent une remise en cause du modèle français de logement social. « Pourquoi les économies devraient se faire au détriment de la politique sociale du logement ? » interroge Stéphane Duport-Rosand.  Chaque année en Isère les bailleurs sociaux réhabilitent 1800 logements par an et en construisent 1500 neufs  et Dans la Métropole le logement social représente 40% des constructions de logements neufs. En amputant leurs ressources d’une somme correspondant aux trois quarts de leurs capacités d’investissement dans la production de logements neufs, cette mesure menace les 250.000 emplois que les organismes HLM génèrent dans le bâtiment.

Le message est clair, vent debout contre l’inscription de ce projet  dans la future loi de finance et dans les jours et semaines qui viennent les bailleurs ont prévu d’alerter leurs locataires des risques que feraient courir la mesure envisagée par le gouvernement et de saisir du problème les députés isérois.

Texte et crédit photo : Club de la Presse